AEROPORT HIVA OA JACQUES BREL

Quelques photos de l’aéroport d’Hiva Oa baptisé Jacques Brel depuis 2008.

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Un commentaire pour AEROPORT HIVA OA JACQUES BREL

  1. Michel Demion dit :

    • Un roman : Le secret du puits de Paul Gauguin.

    • Une histoire vraie : les fouilles de son puits aux Marquises.

    •

    Un Roman :

    Cette histoire tourne autour des dernières années de la vie de Paul Gauguin. Il s’agit évidemment d’une fiction à l’exception des fouilles dans ce qui devait être son puits et des derniers moments de la vie du peintre à Hiva Oa…
    Ce roman noir, nous entraine à la recherche d’une jeune fille kidnappée dans le monde interlope de l’art.
    Sa fille a disparu. Un père éploré me demande de l’aider à la retrouver. Sans trop savoir pourquoi, je me lance à la recherche de la jeune fille. C’est le début d’une aventure violente dans le monde feutré de la peinture. Une aventure où la mort et la torture seront présentes comme des contrepoints à la beauté des couleurs et des formes de Paul Gauguin.
    De Lorient à Château Gontier en passant par Paris et sa banlieue, il me faudra parcourir beaucoup de kilomètres et avoir le crâne solide pour sortir vivant d’une histoire qui me conduira à découvrir les dernières années de celui qui disait : « La couleur est vibration de même que la musique. L’envie s’impose d’écouter sonner la peinture dans toute sa puissance. On s’en étonne, on s’en pénètre, on en jouit. »

    Pour moi ? La musique de cette aventure ? J’ai entendu le cri que fait la mort.
    A l’exception du puits et des découvertes, les personnages et les situations ne proviennent que de l’imagination de l’auteur.
    Je dois remercier les fouilleurs du puits notamment Jean Saucourt chez qui, j’ai eu le bonheur de passer plusieurs jours ainsi que ses amis auteurs des fouilles : Serge Lecordier, Christian Gaubil, Jo Reus, Richard Saucourt, Tématai Lecordier, Jean Marc Tiitai ainsi que Nathalie Garcia.

    Une histoire vraie : Paul Gauguin, la découverte du puits.

    « Et soudain le temps bascule et s’immobilise aux Marquises » Du fond d’un puits oublié ayant failli être bétonné à jamais, sans l’intuition et la volonté de quelques-uns, l’oubli serait tombé sur les menus objets réveillant la mémoire de Gauguin.
    Gauguin mort en 1903. Le locataire de la maison du jouir vivait ici à Atuona dans un fin de vie délirante. Malade, rongé par la gangrène, les yeux exorbités il continuait sa quête d’absolu commencé en Bretagne à Pont Aven. Ivre de vin, de vie, de peinture, il cherchait à dépasser la surface des choses pour passer derrière le miroir. Qu’importe la vérité de l’instant, la forme, la couleur, le profil.
    Il lui fallait renverser le regard pour ramener l’essentiel, le primitif à la surface. Laissé pour compte de son époque il amorçait, le regard fou, la révolution picturale que Picasso achèvera plus tard. Seul face à sa folie, il cherchait dans l’écartèlement de ses sens martyrisés un monde de visions connu de lui seul. Le sermon peint en Bretagne, la sempiternelle lutte entre le démon et l’ange, il le vivait entre jouissance et douleur. Cet homme-là faisait de sa vie une fresque tragique, une sorte de danse de mort dans le plaisir.
    Donc, la mairie d’Atuona veut construire un centre Paul Gauguin à vocation touristique. L’histoire de ce géant de la peinture n’est qu’un prétexte. Les derniers vestiges de sa vie ont été voués aux démolisseurs. Le ciment est prêt à être coulé pour effacer à tout jamais le sol où ses pas l’ont mené.
    Quelques pêcheurs de lune se souviennent, Gauguin avait un puits, un puits qu’il avait fait creuser. Armés de courage et de pioches, ils vont partir à la recherche du point d’eau et le trouver. D’abord des pierres en margelle puis un fatras de détritus qu’il faut enlever à la main dès fois que… Le miracle arrive quelques menus objets, des morceaux de symbole :
    Des éclats de dame jeanne, le peintre se faisait livrer du vin et le mettait au frais, une seringue et deux ampoules de calmant, il est sans doute mort d’une overdose, quatre dents dans un tube de verre, il se vérifiera que ce sont les siennes, des morceaux de vaisselle colorés…
    J’ai longuement regardé ces bris d’assiette et de bol. Une incroyable émotion m’a saisi, indubitablement, il s’agit de faïence de Quimper. Le bleu si reconnaissable est là lumineux sur le pourtour, le jaune solaire irradie le pétale d’une fleur. Ils sont signées Henriot.
    La boucle se referme, la ligne devient cohérente, le peintre, qui se faisait photographier en costume breton avait gardé avec lui des restes précieux de ses séjours en Bretagne !
    C’est le fil ténu, le lien incroyable qui résume et relie la trajectoire de Paul Gauguin. L’école de Pont Aven, la vie légère et insouciante de la jeunesse, les amis peintres Sérusier, Emile Bernard, Henri Moret et les autres, le début de sa quête picturale, sa recherche du primitif sous l’écorce des personnages.
    Des tableaux renaissent dans ma mémoire : La danse des petites bretonnes, le Christ jaune, la belle Angèle, Les femmes causant au Bois D’amour… Et maintenant…
    Des morceaux de faïence gardés en nostalgie, là-bas très loin au cœur du Pacifique, ultimes liens entre les deux périodes flamboyantes, la Bretonne et la Polynésienne. Ces bouts d’assiettes, un pont pour le peintre un pont, qui résumait sa vie. La nostalgie du temps passé présente dans un quotidien de folie. La certitude qu’une logique le conduisait vers des audaces sans cesse répétées et que le cheminement de sa peinture s’organisait dans une sorte de continuité. Bornes de sa vie hallucinée, ces morceaux sont à l’abri en attendant qu’un conservateur éclairé les comprenne et les remette à leur vraie place.
    Michel Demion.

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